PRINCIPAUX OUVRAGES
| OUVRAGES ÉPUISÉS |
| Le caractère de Pascal, Presses Universitaires de France, 1962 |
| Introduction à la philosophie générale, SEDES-CDU, 1969 |
| Vladimir Jankélévitch, ou de l'Effectivité, Seghers, 1969 |
| Dictionnaire des grandes philosophies, sous la direction de Lucien Jerphagnon, Privat, 4° éd., 1989 |
| Histoire des grandes philosophies, sous la direction de Lucien Jerphagnon, 3° éd., Privat, 1987 |
| Vivre et philosopher sous les Césars, Privat, 1980. Ouvrage couronné par l'Académie Française |
| Vivre et philosopher sous l'Empire chrétien, Privat, 1983 |
| OUVRAGES DISPONIBLES |
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De la Banalité. Essai sur l'ipséité et sa durée vécue, Vrin, 1966. Thèse de doctorat ès Lettres, Philosophie |
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Julien, dit l'Apostat, Éditions du Seuil, 1986 |
| Histoire de la Rome antique, 4° éd., Tallandier, 2002 | |
| Des dieux et des mots. Histoire de la pensée, Antiquité, Moyen Âge, 3° éd., Tallandier, 2004. Ouvrage couronné par l'Académie des Sciences morales et politiques | |
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Œuvres de saint Augustin, sous la direction de Lucien Jerphagnon, 3 volumes, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1998-2002. Ouvrage couronné par l'Académie Française |
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Saint Augustin, le pédagogue de Dieu, Gallimard-Découvertes, 2002 |
| Les dieux ne sont jamais loin, Desclée de Brouwer, 2002. | |
Les divins Césars. Idéologie et pouvoir dans la Rome impériale sur le pouvoir impérial à Rome, Tallandier, 2004. |
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| Au Bonheur des Sages, Desclée de Brouwer, 2004. | |
| Le petit livre des citations latines, Tallandier, 2004. | |
| Augustin et la sagesse, Desclée de Brouwer, 2006. | |
| Laudator temporis acti, Tallandier, 2007. | |
| La louve et l'agneau, Desclée de Brouwer, 2007. | |
| Entrevoir et Vouloir - Vladimir Jankélévitch, La Transparence, 2008. |
Des dieux et des mots La philosophie ? Le mot, déjà, inquiète, et la chose, pour autant qu’on en ait l’expérience, ne rassure pas. À considérer l’histoire des vingt-cinq siècles de philosophie qui sont derrière nous, la philosophie apparaît comme un foisonnement, un buissonnement touffu dont les rameaux s’emmêlent, poussant chacun vers un peu plus de lumière. Il ne s’agit pas d’une progression de la pensée, siècle après siècle, vers la Vérité absolue. Les philosophes ne s’entendent pas très bien entre eux…Mais leurs désaccords ne sont pas plus surprenants qu’ils ne sont nouveaux : ils tiennent en effet à l’essence même de la démarche philosophique. Un philosophe est quelqu’un qui veut comprendre tout ce qui, au départ, lui posait problème : le monde, la nature, l’homme, les dieux…Et chacun, partant de son expérience personnelle, arrive par un raisonnement d’une logique incontestable à une solution différente des autres. Partant de ce constat, Lucien Jerphagnon s’attache, non pas à définir la philosophie, mais à nous guider à travers les différentes écoles de pensée. « Tout ce que je puis faire, juge-t-il, c’est d’exposer sous les yeux du lecteur les vingt premiers siècles d’une aventure à laquelle il lui revient, si le cœur lui en dit, de découvrir un sens.» D’Héraclite à Guillaume d’Ockham, tour à tour féroce et chaleureux, hilare et navré, il embrasse avec son habituelle érudition l’immense aventure de l’esprit : les origines de la philosophie, les premiers physiciens, Socrate ou la conscience dans la cité, Platon ou la politique sous l’angle de l’éternel, Aristote ou le Macédonien surdoué, les cyniques et les cyrénaïques, les épicuriens, les stoïciens, philosophes pour un monde nouveau, Plotin ou l’absolu entrevu, Augustin ou les cieux nouveaux, la scolastique ou le retour d’Aristote... Cet ouvrage a été couronné par l'Académie des sciences morales et politiques. |
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Les dieux ne sont jamais loin Le présent essai revisite, de façon extrêmement vive et plaisante, les mythes de l’Antiquité (biblique, gréco-romaine et paléo-chrétienne). A travers cet inventaire, c’est une approche de la pensée mythique qu’il propose, allant de pair avec le constat de sa cruelle absence aujourd’hui. Les Anciens allaient et venaient du mythe à la philosophie, de la légende à l’histoire – et tout se passe comme si ces deux pôles antithétiques se nourrissaient l’un l’autre. Mais avec l’avènement du monothéisme judéo-chrétien, puis de l’islam, ce va-et-vient souple s’est, au fil des siècles, durci en deux pôles antithétiques, prétendant à la vérité de manière exclusive : la religion et la science. Partant, c’est l’intelligibilité même de la pensée antique qui nous a peu à peu échappé. L’auteur, spécialiste éminent de saint Augustin (pour qui « la vraie philosophie, c’est la vraie religion »), n’hésite donc pas à reprendre, avec humour et érudition, le chemin des mythes. Il nous invite à entendre autrement ces légendes qui, au détour d’une histoire de déluge ou de métamorphose, nous plongent au cœur de l’homme. |
Histoire de la Rome Antique Rome, maîtresse du monde. Les douze siècles de l'histoire romaine ont longtemps constitué le passage obligé d'une éducation humaniste. Ils pâtissent aujourd'hui des clichés et des anachronismes répandus par le cinéma et le roman. Aristocrates républicains idéalisés en défenseurs des libertés modernes ; empereurs rabaissés au rang de tyrans maniaques ; premiers chrétiens confinés dans l'obscurité des catacombes. Un Constantin le Grand, naguère converti miraculeux, devient un cynique calculateur (" Rome vaut bien une messe ") ; un Julien, naguère scandaleux apostat, se voit paré de toutes les vertus du paganisme. Autant de généralités hâtives que Lucien Jerphagnon s'emploie à combattre, avec un bonheur d'écriture, une densité de réflexion et un humour souvent corrosif qui sont un véritable régal. Le lecteur trouvera ici un véritable tour de force, à la fois synthèse d'histoire politique, militaire, sociale et intellectuelle, nourrie des derniers acquis de la recherche, et vaste fresque où se côtoient grands seigneurs, soldats, administrateurs, mécènes, poètes et philosophes. Tous ont contribué à bâtir cette civilisation fascinante, dont l'héritage imprègne, aujourd'hui encore, notre pensée et notre langage. |
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Au bonheur des sages Comment comprendre aujourd'hui les sentiments, les pensées et les croyances des Latins et des Grecs ? Comment aimaient-ils, souffraient-ils ou pensaient-ils à la mort ? Les études regroupées dans ce livre invitent à mieux comprendre la mentalité complexe de l'Antiquité. Car religion, philosophie et politique étaient alors liées d'une façon qui nous surprend ou nous déroute. Des guérisons miraculeuses au mythe de Narcisse, des fantasmes de Caligula aux rêves de Néron, en passant par les idiots de Platon ou saint Augustin, ces approches à la fois drôles et érudites nous plongent au cœur du “bon sens” antique : subtil équilibre entre mythe et raison, bêtise et sagesse, damnation et salut. |
Les divins Césars " Le prince est là, dites-vous, pour commander et les sujets pour obéir. Très bien, mais si le prince est taré, ou si de bon qu'il était, il est devenu mauvais ? — Pas du tout ! Car les dieux - ou Dieu, quand viendra son tour - vous garantissent qu'avec Tartemolius César, de pareils accidents ne peuvent se produire. — Pourquoi ? — Mais parce que ce sont eux - c'est Lui - qui ont choisi Tartemolius César. À ce mythe du pouvoir venu d'En Haut, tout le monde gagne : le prince, qui rencontre sous lui moins de résistance ; les sujets, qui trouvent au-dessus d'eux moins d'arrogance. Des deux côtés, on accomplit son devoir et on se sent promu. ” Dans ce récit qui va d'Auguste à Justinien, de 27 av. J.-C. à 529 de notre ère, Lucien Jerphagnon démonte, avec son génie et son humour habituel, les rouages de l'idéologie et du pouvoir dans la Rome impériale. À travers la naissance, l'évolution et les déboires de cette formidable machine à faire des dieux, il dresse, sur plus de cinq siècles, une formidable fresque, histoire des hommes comme de la pensée, dialogue sans cesse renouvelé entre le divin, le philosophique et le politique. |
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Le petit livre des citations latines In vino veritas... Le latin est une langue morte, mais puisque vous lisez ces lignes, le cadavre bouge encore. Visite guidée de la nécropole. Lucien Jerphagnon vous a préparé un petit parcours à sa façon : une citation, sa traduction et le commentaire, toujours savant, jamais sérieux. Dédié à Pierre Dac, disciple de Mordicus d'Athènes, ce vademecum devrait vous permettre de réviser vos classiques en souriant. |
Augustin et la sagesse Augustin nous touche par sa quête éperdue de la sagesse, aux confins de la culture antique et de l'apparition du christianisme. Encore et toujours présent aujourd'hui, il intrigue, il interpelle, il force à réfléchir. Et il indispose les gens très sûrs d'être dans le vrai. |
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C'était mieux avant. Trente siècles de pessimisme par Lucien Jerphagnon aux éditions Tallandier. Les enfants étaient bien élevés, cultivés, grands lecteurs. Tout le monde était plus beau. Aujourd'hui, tout va mal. Hier déjà et avant-hier, aussi. Demain, n'en parlons pas... En relisant trente siècles de ronchonnements, de regrets lancinants, d'appréhensions, Lucien Jerphagnon a choisi, traduit, commenté les plus belles perles du pessimisme générationnel. Des Grecs, des Latins, des gens du Moyen Age, de la Renaissance, etc., et même de quelques contemporains. C'est l'empire du pire. Un petit livre noir qui redonne des couleurs à notre époque. Homère d'alors, résume Jerphagnon. |
La Louve et l'agneau Au IIIe siècle, dans l'Afrique romaine, à Labèse, ville de Numidie, quelques jours de la vie du légat de la IIIe légion. Deux chrétiens, l'évêque de Cirtaa et une jeune fille, croupissent dans les ergastules. Car à Rome, les "divins empereurs" ont décidé une vague de persécutions pour contenir les menaces de cette religion subversive. Mais le drame, c'est en Caïus qu'il va finalement éclater. Humanisme classique contre raison d'État, amour de la vie contre cette foi vécue jusqu'à la mort. Le légat rendra son jugement. Mais plus que contre l'évêque et la jeune fille, c'est contre lui-même finalement qu'il rendra son dernier verdict. |
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Entrevoir et Vouloir - Vladimir Jankélévitch «Je travaille pour le XXIè siècle.» Bonne raison pour y rendre de nouveau présente cette courte initiation qu'on m'avait demandée au siècle dernier. On était alors dans ces années de l'après-guerre, où par-delà les désastres et crimes imprescriptibles, chacun se refaisait tant bien que mal une santé et un moral, et tentait de redonner un sens à l'humain. Comme tout un chacun, et qui — excusez du peu — se serait traduit en mots. Des mots, on en trouvait. La mode était à l'existentialisme, au marxisme, au personnalisme et autres mots en isme. Des mots, des mots, mais d'absolu, point. Tel, du moins, que j'en faisais l'idée — ou l'image. Jusqu'au jour où me tomba en les mains un livre de Jankélévitch... Nous étions en 1949 : c'était la premier édition du Traité des vertus. Et si je ne craignais de pousser un peu plus loin le pastiche, je dirais que m'advint ce qui était arrivé à saint Augustin à qui l'on avait prêté des textes de Plotin et de Porphyre : ma façon de voir s'en trouvait changée du tout au tout. Je n'aurais de cesse, à mesure que passeraient les années, que je n'aie lu l'œuvre en son entier. Mais sur le moment, comment aurais-je imaginé que onze de ces volumes me seraient offerts au cours des ans par leur auteur, avec un mot de sa main ? François Félix, qui est à l'initiative de la présente édition, enseigne la philosophie moderne et contemporaine à l'université de Lausanne. |